Top Gear France : 1ère réussie

23H45. Me laissant bercer par les railleries de Clarkson dans une rediffusion de Top Gear UK en Afrique, je m’en vais à une petite critique à chaud des deux premiers épisodes de Top Gear France. Les images du teaser m’avaient donné envie de visionner l’émission, et bien le résultat est à mon sens et globalement réussi.  Retour à chaud sur les deux premiers épisodes de Top Gear France… et vivement mercredi prochain.

Esprit Top Gear, es-tu là?

Top Gear, c’est avant tout un savant mélange, un dosage méticuleux d’information, de vannes et de spectacle. Pour cette première de Top Gear France, force est de constater que la recette originelle est respectée. Au moment où Top Gear UK semble s’enliser dans les frasques de sa superstar, Top Gear France débarque à point nommé.

Co-produite avec la BBC, l’exigence de respecter les codes du Top Gear UK se ressent. Un plateau qui rassure : des photos du Stig, des carcasses de bagnoles, une ambiance industrielle, on est bien dans Top Gear. 3 animateurs qui, s’ils n’ont pas été parfaits, ont d’emblée posé les bases d’une relation de franche camaraderie. Et c’est cela qui pouvait inquiéter. Mais semble-t-il, la complicité du trio naissant est bien présente, casting : OK.

Quelques incongruités dans une prestation réussie

Le trio qu’on ne présente plus dorénavant, a assuré. Rappelons que seul Lellouche est un habitué de la scène. Le premier épisode manquait donc parfois de spontanéité sur les plateaux, dans les vannes. Le jeu d’écriture et d’appropriation du texte sont donc à peaufiner, mais il est certain que dans les sujets et défis, les échanges entre les trois protagonistes sont bien plus fluides, ça se ressent. Les trois compères sont drôles d’origine, ils ne devraient avoir aucun mal à apporter leur touche de personnalité dans l’écriture des dialogues.

La partie interview est un peu longue à mon goût. Intéressante à exploiter cependant, car les invités se sont lâchés. Les news semblent datées, mais on le constate aussi dans la version UK. La faute à internet qui nous livre l’actu dans l’instant, et dans les plateaux de l’émission qui ont été tournés il y a plusieurs semaines déjà. Par contre, running gag autour du Fiat Multipla est très bon.

Pour le reste, rien à dire. Le défi des quatre éléments a apporté son lot de tôle froissée, de moqueries et de mauvaise-foi des animateurs et de vannes grasses. La course dans Paris est une excellente idée, et se joue des clichés de Paris que tout le monde connaît. Idéal pour séduire le téléspectateur francilien qui se reconnaîtra certainement sur certains aspects de la vie parisienne : les Autolib crades, la place de l’Etoile, etc.

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Des grosses caisses, quand même

Oui, parce que bon, les bagnoles électriques dans Paris c’est sympa, mais il faut rassasier le fan de bagnole avec quelques centaines de poneys. La personnalité des animateurs influe sur le traitement du sujet : le pilote Bruce au volant de l’AMG GTS va clairement orienter son sujet sur l’aspect performances, tandis que Le Tone s’empare de la Nissan GTR Nismo avec un côté décalé inattendu. Le Stig au volant de la Jaguar F-Type R est parfait dans son rôle et apporte une conduite spectaculaire, à laquelle on est habitué dans la version UK : de belles glissades, du bruit…

Au final, Top Gear France nous a servi ce qu’on attendait et est encourageant. Il reprend les codes du Top Gear original, en y apportant un peu de franchouillardise bienvenue. Welcome Top Gear ! Dans le contexte des médias actuels, Top Gear France jette un pavé dans la marre, et c’est tant mieux.

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2 commentaires

  1. Victor
    3/20/2015
    Répondre

    je n’ai pas encore eu le temps de regarder mais j’ai hate de voir. Je pense qu’il faut regarder avec des yeux nouveaux. C’est cool qu’on ai notre version FR !

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