Sri Lanka step 2 : très vieilles pierres, en tuktuk

Après avoir passé quelques heures à Colombo, capitale du Sri Lanka, on trace donc direction Anapudhura au cœur des terres, plus au nord. On décide de prendre le train, qui est le moyen le plus économique pour rejoindre cette ville. C’est dans la gare centrale, de style conolianiste anglais que tous les trains de l’île chargent et déchargent des flux de passagers énormes. La plupart des trains sont bondés. Et il fait une température quasiment insoutenable sous la verrière.
Tant mieux, voilà notre train qui arrive. Plutôt moderne par rapport aux autres convois qui sont passés précédemment. Le voyage est assez folklorique. Les voies sont en plus mauvais état que l’axe Bordeaux-Bayonne. Des dizaines de ventilateurs ne produisent aucun effet rafraîchissant. Par contre il n’y a pas de portes aux wagons, mais ça n’intrigue que nous. On en profite pour faire quelques photos d’ordre touristique. Dans les gares, si deux trains sont arrêtés côte-à-côte, les passagers n’hésitent pas à sauter de l’un à l’autre. Pendant le voyage, certains restent au bord des portes. Ceci dit la vitesse moyenne n’étant pas très élevée, ça semble même plutôt rigolo. Le trajet est très long, ponctué d’arrêts en pleine campagne, de rebroussements de chemin. Et de vendeurs de produits en tout genre. Et sans cesse. 
Un arrêt prolongé ou une panne ne procurent pas de bagarre et d’énervement groupé. Les voyageurs attendent sagement. On fait les malins donc on descend aussi sur les rails. Mais le train repart, sans nous. Ah si, on fait comme dans les films bollywoodiens, on remonte le train en marche, de justesse. Le convoi reprend sa lente progression au milieu d’une végétation dense. C’est au final assez plaisant, on se prend à un voyage « des trains pas comme les autres » à taper la causette avec les locaux et téma le paysage.

 
On arrive enfin à notre destination. C’est d’ailleurs un voyageur qui nous prévient, sinon on aurait continué quelques heures de plus, non merci. Arrivée donc à Anadupu… Notre destination donc. On chope un tuk-tuk qui nous amène à l’auberge. Un black cab 3 roues genre Uber mais sans portes, et sans appli mobile. Et avec un moteur de mobilette. Grosse marade d’autant que la circulation est sport. Le chauffeur s’appelle Fernando. Si c’est pas le signe qu’on est entre les mains d’un pilote de F1…

  
On arrive à l’auberge Savonrich avec nos gros sacs bien voyants. L’accueil est charmant, la chambre cool et on dîne sur place avec un menu local. Penser à demander pas trop épicé. Bon on a pas dormi depuis 3 jours donc on va se reposer ça ira mieux demain. On met les remparts à moustique : des bombonnes de produits cancérigènes, et une bière Lion.

Le lendemain, départ 7h30. On est contents car on a pris le 077 du tuktuk driver il vient nous chercher. En fait non c’est José l’embrouille. Préférer donc les conseils de la guesthouse qui nous fera venir un chauffeur tip-taupe. Et un guide hors paire pour s’y retrouver dans les dédales des trois monastères bouddhiques du coin. En fait c’est indispensable car c’est immense. Certains le font en vélo, on préfèrera le tuktuk pour son côté pratique et rigolo. Ça passe partout même dans les zones un peu limites. Je tente donc une blague en anglais avec Lalith notre chauffeur en lui indiquant que son précaire engin à 3 roues passe mieux qu’un Land Rover. Gros flop, malgré mes tentatives d’explications.

  
La visite se révèle intéressante, le patrimoine est bien préservé pour la partie édifices reliquaires, il faut avoir de l’imagination pour le reste. Car tout est dédié au Bouddha. Quelques fanatiques rôdent aussi pour rappeler aux touristes qu’on est complètement dingues d’entrer dans un temple sans être de la religion. La Police locale remettra de l’ordre dans tout ça en chassant le désabusé. En dehors des temples donc, on a des murs et des bassins, mieux vaut l’aide du tuktuk driver pour se faire une idée du patrimoine, dense mais peu photogénique. L’influence de la religion était à l’époque totale, elle l’est encore de nos jours, mais moins visible. Pour les photos, on se consolera en vidant une pellicule avec des singes qui mangent des noix de coco.

La pause déjeuner est effectuée dans un resto du centre ville. Pour l’équivalent de 12 euros, on déjeune de manière gargantuesque, à trois. Bon, on passera l’éponge sur le chat qui se baladait dans la bassine de la cuisine, trop #oklm. Des nans, des légumes, accompagnés de sauces assez originales, souvent épicées, du riz. Mélangé, très bon.

En milieu d’après-midi on demande à notre chauffeur de nous emmener visiter la ville. On est donc déposé devant l’entrée du grand magasin. Point de perche à selfie.

Après la minute shopping, on rentre au bercail, et on prend des forces pour un départ à 7 heures pétantes demain, direction Sigiriya et un avant-goût des 5000 marches d’Adam’s Peak. See ya !

Written by:

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *