Tuktuk Run : ça grimpe au Sri Lanka

Lalith, aujourd’hui, nous promène sur son tuktuk monocylindre. Au programme, 75 kilomètres de routes qui nous mèneront jusqu’à Sigiriya, pour grimper un gros rocher.
Lalith, il est cool. Déjà il est à l’heure. Donc départ 7h du matin. À 3 + les gros sacs, le couple du moteur est vite insuffisant, alors Lalith fait des kick-down, c’est sport. Le long de la route, on passe devant une base militaire-golf. Concept assez original pour rentabiliser l’herbe autour de la piste d’atterrissage des avions militaires. Notre chauffeur s’arrête également pour prier le long de la route. Et puis un stop s’impose aussi pour aller voir des éléphants.

  

Le réseau routier est en très bon état. Peu dense mais bien foutu. Les routes principales sont lisses et l’enrobé récent. Du coup, ça accroît les disparités sociales car les tuktuk se font doubler par les véhicules plus gros et plus imposants. Et parfois, un tuktuk se fait doubler par un bus, qui se fait lui-même doubler par une voiture. A trois de front dans le même sens sur une route à deux voies, ça passe large! 

On se replit donc sur le réseau secondaire. Et là… On ferme les yeux et on prie pour que ça passe sur une route à une voie face à un autocar, un camion, des pick-up et autres. Lalith est imperturbable et n’hésite pas à descendre une roue de son three wheel drive sur le bas-côté pour sortir de l’impasse. En fait tout le monde fait ça et les conducteurs savent conduire. Donc on a confiance.

On arrive donc au pied de notre rocher, à Sigiriya. La promesse : tout en haut se trouvent les ruines d’un monastère. À 1600 marches d’altitude. On se dit que la montée va être sympa, il paraît qu’on traverse des rochers et tout. Bon on arrive sur place et on voit au loin des tas de bâtons qui virevoltent. On hésite un moment, et puis on en vient à la fatalité : il y a un max de touristes avec des perches à selfie. ANFINT la civilisation !

    

 
La montée est assez pénible puisque ça bouchonne. Par contre là-haut, c’est une belle claque. La vue est magnifique. 361 degrés, de la végétation dense à perte de vue, des lacs et montagnes. Superbe. Le mieux est de grimper tôt le matin pour être peinard dans les escaliers.
Le temps passe et il faut déjà redescendre. Direction Dambulla pour la visite du temple dans un rocher. La encore quelques centaines de marches à grimper pour arriver en effet dans un temple troglodityques. Le patrimoine est extrêmement bien conservé et on y découvre avec émerveillement les témoins anciens de la religion bouddhiste. 

  

Auberge du soir, bonsoir. Lalith nous a quitté à Dambulla city après avoir déjeuné avec nous, et on en profite pour découvrir la ville. Architecturalement, c’est assez pauvre, mais par contre la richesse est dans le cœur des gens. Détour par le marché de la ville où nous nous voyons offrir des drôles de fruits. Très bons. Les couleurs, la clameur… L’ambiance est à la vie. 
On poursuit notre tour par la visite du grand marché, une sorte de Rungis local. Ça grouille là-dedans, c’est assez saisissant. Toujours autant de sourires malgré la labeur de leur travail. Et puis on se décide à se procurer notre dîner : avocats, pastèque, trucs rouges, mangue. Et on est #posey avec des noix de coco royales. Délicieux.

On arrive péniblement à l’auberge après s’être paumés alors que la ville ne compte que trois rues. L’endroit est assez original pour que je vous en parle ici : un concept de maison ouverte, déco mi-marbre mi-poussière. De délicieux ornements viennent agrémenter le tout : dauphins, oiseaux complètent assez bien les peintures de sirènes et font vite oublier que le toit est un peu bancal. 

  
Sous le toit dégringolant justement, nous nous reposons pour une nouvelle journée demain, surprise!

Written by:

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *