Cote est : l’après-tsunami est en route

Pas de gros wifi=pas de photos 
Bon, on est en jour de repos, mais on s’aperçoit que finalement on préfère crapahuter. Parce que des plages et des piscines, il y en a même à Paris. 

Du coup, on convie un tuktuk et hop c’est parti pour 30 kilomètres direction Batticaloa, au sud de notre hôtel. On longe donc la côte… Par la route côtière. Énormément de monde, beaucoup de cyclistes, des vaches en plein milieu de la route. On croise des temples, beaucoup plus colorés dans cette région que dans la partie centrale de l’île précédemment découverte.
Arrivée en ville, le tuktuk driver nous propose l’attraction principale, soit un fort bâti en 1628 par les portugais, puis modifié les siècles suivants, notamment par les hollandais. On retrouve ces différentes périodes un peu partout en ville. Notamment dans les lieux de culte, puisqu’on découvre une cathédrale Jésuite et une mosquée. Ces deux bâtiments sot très colorés. A côté de la cathédrale, un collège, Jésuite lui aussi, mérite le détour ne serait-ce que pour son architecture.
Hôtel non officiellement ouvert, on a pas droit à une bière Lion. On décide donc de quitter ce coin pour de nouveaux cieux, et des champs plein de thé. En route pour Nuwara Eliya. Comme la distance est longue et que le temps nous est compté, nous faisons appel à un taxi pour nous emmener. Le bus nous aurait pris 10 heures.
À mille lieux des véhicules utilisés jusqu’à présent, notre chauffeur est fier de nous transporter dans sa Honda toute neuve, hybride et automatique. Bon par contre le système multimédia et GPS sont en japonais. Pas grave. On prend la route. Dans un premier temps, ce sont des lignes droites dans des plaines mais le trajet va vite changer de tournure. On entame une grimpette de plusieurs heures avec un réseau routier alternant le très bon et le médiocre. C’est un véritable « Epic roadtrip » qui nous conduit de vallons en montagnes. On passe au pied de l’impressionnant barrage du réservoir de Loggaloya. Plus tard, ce sont enfin les plantations de thé qui apparaissent.
La route est sublime, on ne se lasse pas de ces paysages verdoyants. Nous arrivons enfin à Nuwara Eliya, petite ville perchée à 1900 mètres d’altitude. Nous résidons à l’Alpine Hotel. La demeure existe depuis 101 ans, créée par les anglais. Les anglais, ils ont aussi lancé les plantations de thé. Les colons ont planté des centaines d’hectares de thé dans cette zone montagneuse difficile d’accès mais au climat humide idéal pour leur développement. 
La ville présente donc deux visages : une non-architecture pour l’ancien Nuwara Eliya, hormis quelques temples, et de magnifiques bâtisses a style très british, situées sur les collines ceinturant la ville. On trouve également un golf et des hôtels haut de gamme.
On s’attarde sur la fabrique de thé Pedro. Celle-ci domine région et la visite de l’usine s’avérera intéressante même si toutes les machines n’étaient pas en route. On ressent une fois de plus la labeur de ces femmes qui travaillent dans des conditions harassantes, aussi bien dans les plantations que dans l’usine.
Nous poursuivons par une petite randonnée dans les plantations, qui nous mènera au pied d’une chute d’eau nichée dans les collines. On redescend à la recherche de houblon et d’eau de source. On se fait suivre dans la rue, il y a quelques gens louches ici. Sans gravité car notre instinct de survie nous guidera sur la bonne voie. N’ayant pas trouvé ce que l’on souhaite, on remonte à l’hôtel, dépités. Mais c’était sans compter sur l’apparition divine d’un panneau « Pub ». La puce à l’oreille nous nous y rendons et trouvons de la bière. Étant les seuls personnes dans le bar, on propose au barman de découvrir la musique européenne. Le soundsystem résonnera des heures durant aux douces voix des France, Michel, Jean-Jacques, Joe… Et des nôtres. Le barman a pris soin de noter tous ces artistes, ne vous étonnez donc pas si vous entendez des airs franchouillards du côté de Nuwara Eliya.
Le stock de bières étant vide, on rentre et on dort. Demain, direction Adam’s Peak, pour 5 heures de grimpette.

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