Pic d’Adam : Au sommet du Sri Lanka (ou presque)

Départ pour Adam’s Peak aujourd’hui. Le mec de l’hôtel nous dit de prendre le bus. On se pointe donc à la gare routière. Un gros foutoir, mais on trouve finalement notre quai. Au bout d’une heure on trouve ça chelou que le bus ne se pointe pas. Un membre de l’équipée se décide donc à appeler au secours. Solution trouvée. Du coup on prend un tuktuk direction la charmante gare de Nanu Oya, à 1623 mètres au-dessus du niveau de la mer.

  
Arrivée à la gare, quelques centaines de mètres sous le village. On prend un ticket en carton au guichet, et puis on trouve le buffet de la gare. Entendez buffet par hygiène particulièrement désastreuse et gens louches. On se pose pour prendre un soda chaud et quelques plaquettes de trucs aux céréales. Une heure plus tard le train arrive. Au programme, deux heures de voyage à 25 km/h. Là où le plaisir de voyager commence, et qu’il dure toujours. Le train a serpenté durant ces deux heures au milieu des champs de thé, au milieu des montagnes, des paysages et lumières parfaites. C’est au-delà du pittoresque, au-delà de magnifique.
Accroché à la rambarde extérieure de la porte en train de photographier une arrivée en gare, mes compères me font signe que c’est ici que l’on descend. Ah. Ok. Déjà? Bon. C’est pas grave, car il y a encore 30 kilomètres de toutes sinueuses à flanc de falaises pour rallier notre piaule à Adam’s Peak. Et ce sera… En tuktuk. Les paysages sont toujours aussi dantesques dans cette région. Les montagnes semblent infinies, le vert ultra-dominant. On se tape le tour d’un lac sublime. Notre driver connaît les rudiments de la conduite rapide en montagne, c’est plutôt sport. Mais on se marre bien. 

  

Arrivée à l’auberge, on avale rapidos un dîner avant d’aller dormir car c’est réveil à 1h30, direction le sommet de la seconde montagne la plus haute de l’île. Enfin le jour-J. Notre paquetage est ok, départ à 2h pour 7km de montée. Adam’s Peak est un haut lieu du pèlerinage au Sri Lanka, c’est pourquoi le chemin pour y accéder est propre et même bétonné. La difficulté n’est pas technique, mais physique, car il faut gravir 5000 marches pour un dénivelé de 1500 mètres. L’objectif est d’être en haut avant le lever du soleil. On a de la chance car le temps est très dégagé, et il ne fait ni chaud ni froid. Tiède en somme. 
Nuit noire. 2h du matin. Torches à la main ou sur le front, la montée débute doucement, puis l’inclinaison augmente au fur et à mesure que l’on se rapproche du pic. On est pas bien réveillés donc on se fait avoir comme des bleus par un commercial moine qui nous refourgue 3 bracelets pour 2000 roupies. Belle affaire, on s’en rendra compte un peu plus tard. Dans l’instant, on est concentrés sur les marches à escalader, très inégales. Les dernières certaines de mètres, on a l’impression de grimper sur un escabeau sans fin.
Mais enfin le sommet approche. On avait très chaud, on a immédiatement très froid. Mieux vaut être bien équipé pour gravir le pic d’Adam. Il est 4h30 du matin, il faut attendre encore 1 heure avant d’apercevoir la moindre lumière. Bordel. Tout se passe dans la bonne humeur, on est une trentaine de montagnards à attendre le soleil et surtout l’ouverture du Monastère. Petit à petit, les prémices du jour se pointent, on peut enlever les ponchos et véritables vestes North Race achetées la veille au marché du coin. 
La claque ultime. 

  
  

La descente sera plus pénible car les escabots à l’envers c’est pas facile. Retour à la guesthouse vers 8h du matin pour un petit déjeuner spécial « Omelette-aux-cheveux-du-cuisinier ». Un régal après une matinée et les yeux encore inondés de beau. On se repose et on prend la route pleins sud pour un safari. J’espère qu’on y verra autre chose que des singes voleurs et chiens à trois pattes. See ya !

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Un commentaire

  1. janneau
    7/29/2015
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    Wouahouuu joli recit

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