Shanghai, la toute puissante

Sous le plafond nuageux et de pollution qui couvre la ville et ses environs, notre avion quitte le ciel pour la terre ferme. Incursion sur le sol chinois, aéroport de Pudong, banlieue de Shanghai, samedi 24 décembre 2016. A travers le hublot de du Boeing, l’aéroport s’étire tout en longueur. L’entrée en matière est impressionnante, voire intimidante. Bienvenue à Shanghai.

Si à mes yeux d’européen, tout semble démesuré, les infrastructures sont en fait juste à la mesure de la Chine, de Shanghai. Le pays croît, la ville s’étend, aussi vite que le Maglev, ce train à sustension magnétique qui relie l’aéroport à la ville de Shanghai. Quand le RER B vous fait valdinguer à la vitesse d’un escargot au pas-de-course, le Maglev file à 430 km/h. Démonstration de puissance, de vitesse, de modernité. Shanghai est à l’image de ce premier contact chinois : puissante, rapide, moderne.

Partout, l’oeil est attiré par tant de choses, tant de mouvement, de lumières, de bouillonnement. Shanghai, 24 millions d’habitants, se construit perpétuellement. Les grues sont partout où il y a un peu d’espace disponible. Les tours poussent, L’espace au sol et dans le ciel sont optimisés.

Après avoir mis son logiciel interne à jour, on peut donc se frayer un chemin dans ce plat de noodles géant. Premier saut dans la ville-centre, People’s Square. C’est en quelque sorte l’épicentre de la ville de Shanghai. Le métro est une véritable ville souterraine. L’organisation de l’espace laisse place à toutes les activités. Certains déambulent dans les centres commerciaux, d’autres s’échappent à toute vitesse, courant après le prochain train, à mi-parcours des deux heures de transports. La place central de cet espace n’est pas sans rappeler la ville souterraine de Montréal. Une sorte de food-court prend place autour d’un lieu de déambulation. C’est la ville, sous la ville.

Retour à l’extérieur. Et là, nouveau décrochage de mâchoire. La démesure laisse sa place au gigantisme, sans limite. Nous sommes à l’entrée de Nanjing Donglu, « China’s 1st street ». Cette artère est une nouvelle démonstration de puissance économique. Saturation des couleurs, buildings fous, food-courts de 4 étages. Coucou Times Square, tu es petit. Sans pudeur, sans retenue, Shanghai a adopté la société de consommation, l’a exacerbé. Chaque cm2 de surface visible par oeil humain est recouvert d’un logo, d’une publicité, d’un écran géant. C’est le Shanghai baroque, kitsch, cher, bling-bling, touristique, boulimique. C’est cette Chine qui vit à fond la caisse.

On remonte donc cette rue en direction de l’est, afin de déambuler sur le Bund. Le Bund, c’est une promenade sur les quais le long de la rivière Huangpu. Le Bund, c’est une série de bâtiments à l’architecture occidentale du début du XXème siècle. On pénètre dans le Peace Hôtel. Un établissement luxueux, qui fait face la rivière. Ambiance  chaleureuse, des fauteuils club, des boiseries, et une terrasse sur laquelle nous nous attardons. On aperçoit Pudong, le nouveau poumon économique de Shanghai.

Cette balade sur le Bund permet enfin de prendre la mesure de Shanghai. Cette mesure, c’est le quartier de Pudong, en face. De gigantesques tours (dont la plus haute de Chine, 632 mètres) éclairent de leurs néons et leds, la rivière qui voit transiter des embarcations de marchandises hors d’âge. Choc des cultures. La nuit est moite, il pleut, la pollution recouvre la ville. On ne voit pas le sommet des tours. L’image enregistrée dans l’appareil photo est ténébreuse, l’imagination fait le reste. A plus.

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Un commentaire

  1. jotto
    12/27/2016
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    Ouf je respire après mon footing ce matin au parc de pignerolles vert, boisé et quasi désert. Un peu oppressé à la lecture du récit qui met en lumière cette ville tentaculaire , dis moi au il existe des arbres

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