Goodwood Revival 2017 en images

C’est devenu un rituel, chaque année début septembre, avec l’association BS Racing, on vient se brûler la rétine sur les autos exceptionnelles de Goodwood Revival, sur les parades aériennes de ces valeureux coucous d’époque, dans cette machine à remonter le temps qui se renouvelle formidablement bien chaque année. Goodwood Revival est pour moi la référence des événements de « classiques ». On est ici dans la représentation la plus qualitative de ce que peut être une manifestation vintage. La qualité exceptionnelle du plateau auto et moto, les batailles sur piste, couteau entre les dents, en dérive permanente sur la fine couche d’eau qui recouvre le bitume… c’est un véritable régal pour les yeux et les oreilles. On est au bord de la piste, on peut voir de ses propres yeux la dextérité des pilotes maîtrisant les machines incroyables en course.

Côté paddocks, c’est au moins aussi dingue. Un nostalgie énergique déferle sur ce circuit-aérodrome créé en 1948 sur les bases d’un site de la Royal Air Force. Je ne suis pas passéiste, j’apprécié énormément les autos modernes, les lignes d’une Porsche 991, la bestialité d’une Aventador, la vivacité d’une 308 GTi. Mais franchement, l’esthétique de cet événement, des paddocks, est incroyable. Chaque détail compte, chaque centimètre carré de Goodwood Revival est travaillé, étudié, pour satisfaire la rétine… et soulager le porte-monnaie. S’engager dans le Earls Court par exemple, c’est y découvrir un salon de l’auto des années 60. Partout, des foodtrucks accueillent le visiteur en mal de thé, de hot dog. Des autos de collection par milliers sont disposées ça et là, au gré de l’organisation. Mais tout cela est savamment mis en oeuvre. Par exemple, Goodwood a rendu hommage cette année à la Fiat 500. Et a donc reproduit une scène de vie, avec des dizaines et des dizaines de Fiat 500. Rangées plus ou moins correctement… à la mode italienne des années 60.

Autre détail qui compte à Goodwood, l’humidité. Et cette année, la pluie était en partie au rendez-vous. Pas irrationnel me direz-vous dans cette verdoyante partie de l’Angleterre. Mais quel kiff ! Les doux-dingues pilotes s’en sont donné à coeur joie sur ce circuit rapide. La première courbe, une longue parabolique à droite, en a poussé plus d’un à la faute. Pour les meilleurs, une dérive permanente, de l’entrée à la sortie de la courbe. Environ 300 mètres de glisse. Splendide. La chicane des stands, toute aussi spectaculaire, est équipée de magnifiques hortensias, destinés à recueillir, avec plus ou moins de vigueur, les pilotes un peu trop optimistes sur la reprise de gaz en sortie de chicane. Pas de bluff, c’est la compétition. La prise de risque est mesurée, mais pas inexistante. Les pilotes et leurs machines donnent le maximum. Si bien qu’il y a un peu de casse. Parfois.

Reconnaissons également que le visiteur, qui paye plein pot son ticket d’entrée, joue le jeu également côté style. En effet, il est vivement conseillé de se vêtir en habit d’époque à Goodwood Revival, sous peine d’anachronisme néfaste. Les 160K personnes qui fréquentent la manifestation vont de bon train pour trouver le costume, la robe, qui ira avec son auto. Et personne ne recule devant le champ de boue à traverser en mocassins ou talons-aiguilles avant de pouvoir accéder à l’événement. De même, il est rare de voir un visiteur râler du fait qu’il soit contraint de poser les roues de sa Rolls dans la même gadoue.  Cela fait partie du folklore. Et c’est très sympathique.

Article et photos : Bruno Janneau

Written by:

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *